Les données nationales et régionales (y compris celles qui viennent des sites Web nationaux) sont ajoutées aux données provenant de sources publiques afin de compléter les sources quand celles-ci sont lacunaires. Les sources utilisées pour l’indice sont notamment : l’Association des compagnies aériennes africaines, la BAD, la CEA, l’Association internationale du transport aérien (IATA), le CCI, COMTRADE des Nations Unies, la CNUCED, l’Administration de l’information sur l’énergie des États-Unis et la base de données sur les perspectives économiques mondiales du FMI.

Pour la première édition, dans le cadre d’un exercice expérimental de collecte de données et de formation, des données ont été collectées par des responsables nationaux formés aux statistiques dans 26 pays, dans les quatre couloirs régionaux et dans les régions de l’Afrique orientale et australe, cet exercice durant trois mois.

Control centre

Conformément à la pratique établie, l’indice a été confectionné en cinq étapes :

1. Sélection des indicateurs ;
2. Normalisation ;
3. Calcul de l’indice pour chaque dimension ;
4. Calcul de l’indice global pour chaque pays ;
5. Calcul de l’indice global par communauté économique régionale.

L’indice est conçu comme un instrument d’intégration régionale facilement accessible, complet, pratique, axé sur les résultats et d’intérêt pour les dirigeants politiques, tout en tenant compte des situations de terrain.

Limites des données

  • Les indicateurs ont été retenus quand 80 % des pays disposaient de données de qualité. Là où les données sont lacunaires, on a utilisé les ensembles de données les plus similaires ou bien une moyenne des notes d’un pays comparable.

Choix dans la confection de l’indice 

  • Les calculs utilisent la somme de la moyenne de toutes les dimensions. Aucun thème particulier n’est privilégié.
  • À chaque indicateur est affecté un poids égal dans le calcul de la note de la dimension concernée en utilisant la somme de la moyenne des indicateurs d’une dimension donnée (sauf pour la libre circulation des personnes).
  • On utilise la norme de la méthode MinMax pour situer les résultats entre 0 et 1 (meilleure performance). Il faut pour cela normaliser les résultats afin de les exprimer dans la même unité de mesure pour pouvoir procéder à l’agrégation des données.
  • Les indicateurs choisis ne sont pas en corrélation, de sorte qu’il n’y a pas de double comptage dans les calculs. 
Notes : Cas des notes plus élevés dans une communauté économique régionale que dans une autre

Certains pays sont membres de plusieurs communautés économiques régionales et on constate des différences dans leur classement et dans leurs notes dans l’une ou l’autre. Cela peut s’expliquer par des raisons historiques, des avantages comparatifs, les politiques régionales et tout simplement la géographie.

La proximité géographique explique une grande partie de l’intensité de l’intégration. Si des pays ont une frontière commune, ils peuvent augmenter leurs échanges tout en réduisant les coûts de transaction. Ainsi, le Zimbabwe est proche des autres membres de la SADC, et cela explique peut-être pourquoi sa note, pour l’intégration productive, est le plus élevé des pays de cette communauté, alors même que sa performance est faible au sein de le COMESA.