L’indice est un projet commun de la Banque africaine de développement, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique ; il fait la synthèse des dimensions suivantes : libre circulation des personnes, intégration commerciale, intégration productive, liaisons et infrastructures régionales et convergence des politiques macroéconomiques.

Principales conclusions

Certaines mesures précises doivent être prises pour améliorer sa performance, et l’Algérie pourrait ainsi envisager de réduire encore les droits de douane sur les importations intrarégionales et prendre d’autres mesures ayant pour but d’augmenter le commerce intrarégional de marchandises, en particulier par une intégration dans les chaînes de valeur régionales.

Au sein de l’Union du Maghreb arabe (UMA), l’Algérie se place dans la moyenne au regard de l’indice global, venant au troisième rang des cinq pays de l'UMA.

Consulter une analyse plus détaillée.

  • Troisième dans l’UMA (note : 0,47).
  • La meilleure performance dans l’UMA est celle du Maroc (note : 0,55).

UMA

Classement du Algérie dans la UMA

Pays à forte performance – la note est supérieure à la moyenne des pays
Pays à performance moyenne – la note est proche de la moyenne des pays
Pays à faible performance – la note est inférieure à la moyenne des pays
Note moyenne des pays membres de la communauté économique régionale

Comparer Algérie's notes globales

Intégration commerciale
Infrastructures régionales
Intégration productive
Libre circulation des personnes
Intégration financière et macroéconomique

Analyse des performances du Algérie's selon les diverses dimensions

Libre circulation des personnes : Bonne note (premier rang dans l’UMA). L’Algérie permet aux nationaux de tous les autres pays de l’UMA d’entrer sur son territoire sans visa. L’Algérie a également ratifié les instruments pertinents de l’UMA concernant la libre circulation des personnes, les droits d’établissement et la libre circulation des travailleurs. 

Intégration commerciale : Note modérée à médiocre (quatrième dans l’UMA). L’Algérie applique un droit de douane moyen de 4 % sur les importations provenant des pays de l’UMA (d’après les données de 2014) ; elle occupe la deuxième place dans le bloc après la Mauritanie. En proportion du PIB, le commerce avec le reste de la communauté économique régionale est moyen. Sur la période de 2010 à 2013, les importations provenant du reste de l’UMA n’ont représenté que 0,4 % du PIB de l’Algérie, ce qui est moins que la statistique équivalente pour chacun des autres pays membres de l’UMA. Cependant, les exportations de l’Algérie vers l’UMA en proportion du PIB ont été en moyenne de 0,9 % pour la même période, ce qui place l’Algérie au deuxième rang dans l’UMA.

Intégration productive : Note modérée à médiocre (quatrième rang dans l’UMA). L’Algérie semble être faiblement intégrée dans les chaînes de valeur régionales. Son commerce n’est que modérément complémentaire avec celui de ses partenaires, et le pays vient au troisième rang de l’UMA à cet égard dans l’indice de complémentarité du commerce des marchandises de la CNUCED vis-à-vis des autres membres de l’UMA entre 2010 et 2013. La part de l’Algérie dans les importations de produits intermédiaires en provenance des communautés économiques régionales était de 29 % (taux le plus élevé du bloc), et la part des produits intermédiaires dans les exportations totales au sein de la région a été en moyenne de 2 % (taux le plus faible du bloc).

Infrastructures : Note modérée à médiocre (quatrième dans l’UMA). L’itinérance intra-africaine du téléphone mobile est très coûteuse en Algérie qui, à cet égard, se classe treizième parmi les 38 pays africains pour lesquels ces données sont disponibles. Le pays est le quatrième parmi les membres de l’UMA pour ce qui est de sa performance moyenne au regard de l’indice de développement des infrastructures de la BAfD entre 2010 et 2012. Environ 58 % des vols internationaux à destination et en provenance de l’Algérie ont lieu à l’intérieur de l’UMA ; à cet égard, l’Algérie vient au deuxième rang après la Libye.

  • Libre circulation des personnes : premier rang dans l’UMA (note : 0,8).
  • Intégration commerciale : quatrième rang dans l’UMA (note : 0,64). La Tunisie vient à cet égard au premier rang (note : 0,97).
  • Intégration productive : quatrième rang dans l’UMA (note : 0,41). C’est la Tunisie qui vient au premier rang (note : 0,67).
  • Infrastructure : quatrième rang dans l’UMA (note : 0,37). C’est la Libye qui vient au premier rang (note : 0,67).
  • Intégration financière et convergence des politiques macroéconomiques : troisième rang dans l’UMA (note : 0,15). À cet égard, c’est le Maroc qui vient au premier rang (note : 0,5).