L’indice est un projet commun de la Banque africaine de développement, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique ; il fait la synthèse des dimensions suivantes : libre circulation des personnes, intégration commerciale, intégration productive, liaisons et infrastructures régionales et convergence des politiques macroéconomiques.

Principales conclusions

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  • Quatrième rang dans la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) (score: 0,51)*. Le pays le plus performant dans la CEEAC est le Cameroun (score: 0,66).
  • Vingt deuxième rang dans la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) (score: 0,30).

CEN-SAD

Classement du Centrafrique dans la CEN-SAD

Pays à forte performance – la note est supérieure à la moyenne des pays
Pays à performance moyenne – la note est proche de la moyenne des pays
Pays à faible performance – la note est inférieure à la moyenne des pays
Note moyenne des pays membres de la communauté économique régionale

Comparer Centrafrique's notes globales

Intégration commerciale
Infrastructures régionales
Intégration productive
Libre circulation des personnes
Intégration financière et macroéconomique

CEEAC

Classement du Centrafrique dans la CEEAC

Pays à forte performance – la note est supérieure à la moyenne des pays
Pays à performance moyenne – la note est proche de la moyenne des pays
Pays à faible performance – la note est inférieure à la moyenne des pays
Note moyenne des pays membres de la communauté économique régionale

Comparer Centrafrique's notes globales

Intégration commerciale
Infrastructures régionales
Intégration productive
Libre circulation des personnes
Intégration financière et macroéconomique

Analyse des performances du Centrafrique's selon les diverses dimensions

Libre circulation des personnes: Les pays africains sont notés par référence à deux indicateurs de cette dimension de l’indice d’intégration régionale en Afrique : la proportion des protocoles ratifiés au sein des CER concernant la libre circulation des personnes et le nombre d’autres pays africains dont les ressortissants sont autorisés à y entrer sans visa ou moyennant un visa d’entrée. La RCA obtient des résultats insuffisants dans cette dimension. Selon les sources consultées, elle permet aux seuls ressortissants de quatre autres pays africains d’y entrer sans visa ou moyennant un visa d’entrée. La RCA a ratifié l’instrument de la CEEAC sur la matière (CEA, BAD et CUA, 2012 ; CEA, CUA et BAD, 2013 ; CEA et CUA, 2015)

Intégration commerciale: L’indice comprend un certain nombre d’indicateurs d’intégration commerciale, y compris les tarifs moyens frappant les importations au sein des CER, la facilité du commerce transfrontalier (tirés du rapport Doing Business de la Banque mondiale), les importations et exportations de biens au sein des CER. Le commerce des services n’est pas retenu faute de données sur le commerce intra-africain des services. Il ressort de l’examen de ces indicateurs que la RCA impose des droits de douane élevés aux importations en provenance de la CEN-SAD, le tarif moyen appliqué étant de 17 %, à en juger par les données les plus récentes disponibles. Elle applique cependant un tarif zéro aux importations en provenance de la CEEAC (Division de statistique de l’ONU 2015 ; CCI2015). La RCA obtient également de faibles résultats pour ce qui est de la facilité de transport des marchandises à travers les frontières, occupant l’avant-dernier rang, devant le Soudan du Sud. Bien que la RCA soit un pays enclavé, il est frappant de constater que tous les autres pays enclavés d’Afrique (excepté le Soudan du Sud) obtiennent de meilleurs résultats en ce domaine.

Intégration productive: Comme la plupart des pays africains, les échanges de la RCA ne sont pas très complémentaires avec ceux des membres de la même CER, ce qui indique que sa production n’est pas très spécialisée pour s’intégrer dans des chaînes de valeur régionales**. La RCA se classe parmi les quinze derniers pays africains en termes d’indice de complémentarité du commerce de marchandises de la CNUCED. L’indice en question mesure également l’intégration productive en examinant le commerce intrarégional de biens intermédiaires. Étant donné son faible niveau d’intégration commerciale, la RCA est faiblement intégrée au reste des CER dont elle est membre. Ce pays n’a importé que l’équivalent de 0,2 % de son PIB en biens intermédiaires et d’équipement de la CEN-SAD en 2013, se classant avant-dernier des membres pour lesquels des données étaient disponibles, et loin derrière la Côte d’Ivoire, pour laquelle la statistique équivalente est de 13 %. De même, les importations de biens intermédiaires et d’équipement de ce pays en provenance de la CEEAC n’ont représenté que 0,7 % de son PIB en 2013, derrière Sao Tomé-et-Principe (13 %), le Tchad (3 %) et le Congo (2 %). En ce qui concerne les exportations de biens intermédiaires et de biens d’équipement, la RCA est également faiblement intégrée. Les exportations de biens intermédiaires et de biens d’équipement de ce pays vers les pays de la CEN-SAD n’ont représenté que 0,25 % de son PIB en 2013, loin derrière la Côte d’Ivoire et le Niger où elles ont représenté respectivement 10 % et 8 % du PIB. Au niveau de la CEEAC, cet indicateur, pour la RCA, est estimé à 0,4 % environ de son PIB la même année contre 1,6 % environ pour le Cameroun. Néanmoins, l’intégration productive étant faible dans de nombreux cas en Afrique, la RCA se classe toujours autour de la moyenne sur le continent du point de vue de ses résultats globaux dans cette dimension (CNUCED 2015 ; CEA et CUA 2015a). 

Infrastructures: L’intégration de la RCA au reste du continent sur le plan des infrastructures est faible, puisqu’elle est classée dans le tiers inférieur des pays africains sur cette dimension. Selon les plus récentes données disponibles (2013), la bande passante Internet de la RCA par habitant d’environ 0,01 mégabit par seconde et par personne est la quatrième plus faible du continent. La bande passante Internet est importante pour les communications internationales, à la fois au sein de l’Afrique et au-delà, y compris pour soutenir le commerce des services. La RCA a la huitième plus faible capacité de production nette d’électricité par habitant en Afrique. 

  • Libre circulation des personnes: 2e rang dans la CEEAC (score: 0.66). Le pays le plus performant dans la CEEAC est Sao Tomé-et-Principe (score: 0.7). 22e rang dans la CEN-SAD (score: 0.26).
  • Intégration commerciale: 6e rang dans la CEEAC (score: 0.52). Le pays le plus performant dans la CEEAC est le Cameroun (score: 0.98). 20e rang dans la CEN-SAD (score: 0.18).
  • Intégration productive: 9e rang dans la CEEAC (score: 0.07). Le pays le plus performant dans la CEEAC est le Burundi (score: 0.84). 26e rang (ex-aequo) dans la CEN-SAD (score: 0.00).
  • Infrastructures: 5e rang dans la CEEAC (score: 0.37). Le pays le plus performant dans la CEEAC est le l'Angola (score: 0.66). 27e rang dans la CEN-SAD (score: 0.01).
  • Intégration financière et convergence des politiques macroéconomiques: 4e rang dans la CEEAC (score: 0.89). Le pays le plus performant dans la CEEAC est le Gabon (score: 1). 10e rang dans la CEN-SAD (score: 0.94).

Références

(1) Ceci est calculé comme étant la moyenne des quantités suivantes: la complémentarité commerciale de la République centrafricaine avec la Communauté des États sahélo-sahariens, et sa complémentarité commerciale avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale.