L’indice est un projet commun de la Banque africaine de développement, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique ; il fait la synthèse des dimensions suivantes : libre circulation des personnes, intégration commerciale, intégration productive, liaisons et infrastructures régionales et convergence des politiques macroéconomiques.

Principales conclusions

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  • 12ème dans la CEN-SAD (score: 0.39). 4ème dans le COMESA (score: 0.51).
  • Le pays le plus performant dans le COMESA estle Kenya (score – 0.57).

COMESA

Classement du L’Egypte dans la COMESA

Pays à forte performance – la note est supérieure à la moyenne des pays
Pays à performance moyenne – la note est proche de la moyenne des pays
Pays à faible performance – la note est inférieure à la moyenne des pays
Note moyenne des pays membres de la communauté économique régionale

Comparer L’Egypte's notes globales

Intégration commerciale
Infrastructures régionales
Intégration productive
Libre circulation des personnes
Intégration financière et macroéconomique

CEN-SAD

Classement du L’Egypte dans la CEN-SAD

Pays à forte performance – la note est supérieure à la moyenne des pays
Pays à performance moyenne – la note est proche de la moyenne des pays
Pays à faible performance – la note est inférieure à la moyenne des pays
Note moyenne des pays membres de la communauté économique régionale

Comparer L’Egypte's notes globales

Intégration commerciale
Infrastructures régionales
Intégration productive
Libre circulation des personnes
Intégration financière et macroéconomique

Analyse des performances du L’Egypte's selon les diverses dimensions

Libre circulation des personnes: La performance de l’Egypte n’est pas particulièrement forte dans la dimension de la libre circulation des personnes. Les ressortissants de sept autres pays africains sont autorisés à entrer en Egypte sans visa ou avec un visa à l’arrivée, ce qui place le pays au 43ème rang en Afrique pour ce qui est de cet indicateur (source : Association du transport aérien international, McKinsey et sites internet nationaux). Au moment de la rédaction de ce profil de pays, l’Egypte n’avait encore ratifié aucun des protocoles sur la libre circulation des personnes des communautés économiques régionales dont elle est membre (Commission économique pour l’Afrique, Banque africaine de développement et Commission de l’Union africaine, 2012 ; Commission économique pour l’Afrique, Commission de l’Union africaine et Banque africaine de développement, 2013 ;Commission économique pour l’Afrique et Commission de l’Union africaine, 2015).

Intégration commerciale: L’Egypte semble avoir réalisé des progrès significatifs vers la suppression des barrières douanières face aux importations intra-communautaires : son tarif moyen appliqué aux importations de la CEN-SAD et du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe est tout juste 0,1 pour cent (Division de la statistique des Nations Unies, 2015 ; ITC, 2015). L’Egypte réalise également de bons résultats en termes de facilitation du commerce, se classant huitième sur l’indice de la facilité des échanges transfrontaliers en Afrique selon l’indice “Doing Business” de la Banque mondiale. En outre, l’Egypte occupe la deuxième place en termes de complémentarité commerciale avec le reste du continent, derrière seulement l’Afrique du Sud, ce qui suppose un haut niveau de spécialisation de l’Egypte par rapport à ses voisins.

Cependant, ces efforts ne sont pas reflétés dans le volume réel des flux intra-communautaires comme une part du produit intérieur brut. Au sein de la CEN-SAD, l’Egypte a le plus faible niveau d’importations intra-régionales dans le produit intérieur brut par rapport à tous les autres pays membres ; dans le Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe, l’Egypte se classe en avant-dernière position sur ce paramètre. Etant donné que l’Egypte a de faibles tarifs intra-régionaux, une forte complémentarité avec le reste du continent et des coûts bas de transactions avec le monde, cela suppose que les coûts commerciaux non tarifaires dans la région sont peut-être plus élevés que ceux avec le reste du monde. Cela est peut-être dû aux coûts élevés du transport des marchandises par voie terrestre entre l’Egypte et le reste de l’Afrique, ce qui suppose également que, pour relancer les importations intra-régionales, l’Egypte devra axer ses efforts sur la facilitation du commerce et les infrastructures dans les couloirs terrestres qui la relient au reste de la région (Sources nationales : Division de la statistique des Nations Unies, 2015 ; UNCTADStat, 2015).

Les exportations intra-communautaires représentent une part plus importante dans le produit intérieur brut de l’Egypte. Le niveau de ses exportations intra-CEN-SAD dans le produit intérieur brut la place au 11ème rang parmi les pays membres de la CEN-SAD dont les données étaient disponibles et le niveau de ses exportations intra- Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe dans le produit intérieur brut la place au 9ème rang parmi les 17 pays membres du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe dont les données étaient disponibles (Sources nationales : Division de la statistique des Nations Unies, 2015). 

Intégration productive: L’Egypte semble avoir une forte intégration en aval avec le reste de la région. Elle exporte vers la CEN-SAD plus de biens intermédiaires en valeur que tous les autres pays membres de la CEN-SAD dont les données étaient disponibles, et dispose du cinquième plus grand volume d’exportations de biens intermédiaires aux pays membres du. Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe En termes d’importations de biens intermédiaires, l’Egypte importe le neuvième plus grand volume de ces biens dans la région que tous les autres pays membres de la CEN-SAD et le cinquième plus grand volume de biens intermédiaires tous les pays membres du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe. Etant donné la taille de l’économie égyptienne par rapport à d’autres dans la région, cela suppose que l’intégration en amont du pays avec les chaînes de valeur régionales n’est pas aussi forte que l’intégration en aval (Division de la statistique des Nations Unies, 2015).

Infrastructures: L’Egypte occupe la neuvième meilleure place dans le continent en termes de bande passante internet par habitant, selon les dernières données (2013), avec environ deux mégabits par seconde et par personne. Cela devrait permettre de renforcer les communications de l’Egypte avec d’autres pays africains, y compris à travers le commerce des services. L’Egypte dispose également de la cinquième capacité de production nette d’électricité par habitant parmi les pays africains, avec 0,3 mégawatt heure par personne et par an. L’accès à l’électricité est vital pour le secteur industriel dont le développement promet d’encourager le commerce intra-africain (Source nationale : Division de la statistique des Nations Unies, 2015).

  • Libre circulation des personnes: 28ème dans la CEN-SAD (score: 0.03), 18ème dans le COMESA (score: 0.03). Le pays le plus performant dans le COMESA, ce sont les Seychelles (score: 0.70).
  • Intégration commerciale: 2ème dans la CEN-SAD (score: 0.82), 2ème dans le COMESA (score: 0.9). Le pays le plus performant dans le COMESA est la Zambie (score: 1).
  • Intégration productive: 6ème dans la CEN-SAD (score: 0.43), 1er dans le COMESA (score: 0.76).
  • Infrastructures: 9ème dans la CEN-SAD (score: 0.33), 4ème dans le COMESA (score: 0.51). Le pays le plus performant dans le COMESA, ce sont les Seychelles (score: 0.71).
  • Intégration financière et convergence des politiques macro-économiques: 21ème dans la CEN-SAD (score: 0.32), 11ème dans le COMESA (score: 0.35). Le pays le plus performant dans le COMESA, ce sont les Seychelles (score: 0.5).