L’indice est un projet commun de la Banque africaine de développement, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique ; il fait la synthèse des dimensions suivantes : libre circulation des personnes, intégration commerciale, intégration productive, liaisons et infrastructures régionales et convergence des politiques macroéconomiques.

Principales conclusions

Consulter une analyse plus détaillée.

  • Troisième rang dans la SADC (note : 0,555).
  • Le premier rang dans la SADC est celui de l’Afrique du Sud (note : 0,74).

SADC

Classement du Namibia dans la SADC

Pays à forte performance – la note est supérieure à la moyenne des pays
Pays à performance moyenne – la note est proche de la moyenne des pays
Pays à faible performance – la note est inférieure à la moyenne des pays
Note moyenne des pays membres de la communauté économique régionale

Comparer Namibia's notes globales

Intégration commerciale
Infrastructures régionales
Intégration productive
Libre circulation des personnes
Intégration financière et macroéconomique

Analyse des performances du Namibia's selon les diverses dimensions

Libre circulation des personnes : Les pays africains sont classés en fonction de deux indicateurs : la proportion des protocoles sous-régionaux ratifiés relatifs à la libre circulation des personnes (dans les communautés économiques régionales dont le pays est membre) et le nombre des autres pays africains dont les nationaux peuvent entrer sur le territoire du pays sans visa ou le reçoivent à l’arrivée. La Namibie se classe dans la moyenne à cet égard. La Namibie autorise les nationaux de 26 autres pays africains à entrer sur son territoire sans visa ou en l’obtenant à l’arrivée. Le pays a ratifié les articles 14, 17 et 18 du traité de la SADC, qui concernent la libre circulation des personnes, les droits d’établissement et la libre circulation des travailleurs (CEA, BAD et CUA, 2012 ; CEA, BAD et CUA, 2013 ; CEA et CUA, 2015).

Intégration commerciale : L’indice inclut trois indicateurs de l’intégration commerciale : le droit de douane moyen appliqué aux importations venant de la même communauté économique régionale et aux importations de biens et exportations de biens, en pourcentage du PIB. Le commerce des services n’est pas inclus faute de données sur le commerce des services en Afrique. Dans l’ensemble, la Namibie se classe au premier rang de tous les pays d’Afrique s’agissant de l’intégration commerciale.

L’examen détaillé de ces indicateurs montre que la Namibie applique des droits de douane faibles sur les importations en provenance de la SADC, de 0,003 % en moyenne, bien que le Lesotho, Maurice et le Swaziland appliquent des droits nuls aux importations provenant du même bloc, tandis que le Botswana applique un taux moyen de 0,00003 % aux importations venant de la SADC (Division de la statistique de l’ONU, 2015 ; CCI, 2015).

Le commerce de la Namibie avec le reste de la SADC représente une part élevée de son PIB. En 2013, les importations venant de la SADC représentaient 41 % de son PIB, plaçant le pays uniquement derrière le Lesotho (61 %) dans cette communauté. En outre, ses exportations (réexportations exclues) vers les pays de la SADC représentaient 23 % de son PIB, deuxième rang après le Swaziland (mais les dernières données disponibles pour le Swaziland portaient sur 2007).

Intégration productive : Comme pour l’intégration commerciale, la Namibie se trouve dans le groupe de tête pour son intégration dans les chaînes de valeur régionales. Les notes sont bonnes (douzième rang parmi l’ensemble des pays africains) pour l’indice de complémentarité du commerce des marchandises établi par la CNUCED, qui mesure la complémentarité du commerce du pays avec celle de ses partenaires. Cela donne à penser qu’il existe une certaine spécialisation par le commerce entre la Namibie et d’autres pays de la sous-région.

L’indice mesure aussi l’intégration productive par le commerce intrarégional des biens intermédiaires. La proportion de biens intermédiaires dans le commerce namibien avec la SADC est faible. La part des produits intermédiaires dans les importations totales en provenance de la SADC en 2013 était la plus faible parmi les membres de ce bloc, de l’ordre de 13 %, mais la part des produits intermédiaires dans ses exportations vers la SADC était plus élevée, de 24 % environ.

Infrastructures : L’infrastructure de la Namibie est bien intégrée au reste du continent, et elle se place au troisième rang parmi les membres de la SADC à cet égard. Sur la base des dernières données disponibles (2013), la largeur de bande d’Internet par habitant était de l’ordre de 0,5 mégabit par seconde par personne, plaçant le pays au vingt-sixième rang sur le continent. La largeur de bande est importante pour les communications internationales, tant avec l’Afrique qu’avec le reste du monde, notamment par le soutien au commerce des services. Environ 94 % des vols internationaux à destination et en provenance de la Namibie, en juin 2014, avaient lieu à l’intérieur de la SADC.

  • Libre circulation des personnes : sixième rang dans la SADC (note : 0,65), le premier rang revenant au Swaziland (note : 0,70).
  • Intégration commerciale : troisième rang dans la SADC (note : 0,62), l’Afrique du Sud venant au premier rang (note : 1).
  • Intégration productive : treizième rang dans la SADC (note : 0,19), le Zimbabwe venant au premier rang (note : 0,74).
  • Infrastructure : troisième rang dans la SADC (note : 0,67), le Botswana venant au premier rang (note : 0,82).
  • Intégration financière et convergence des politiques macroéconomiques : deuxième rang dans la SADC (note : 0,65), le premier rang étant occupé par l’Afrique du Sud (note : 0,915).